La prison S21-Tuon Sleng

 

La prison de Tuol Sleng tient sa place dans un ancien lycée français de Phnom Penh au Cambodge.
De 1975 à 1979, ce bâtiment a servi de lieu d'emprisonnement, de torture et d’exécution menée par les Khmers Rouge. A cette période, la prison portait le nom secret de S-21.

 

Dans cette prison, des milliers de personnes considérées comme des opposants au régime,  étaient enfermées. Les victimes y étaient emprisonnées pour divers motifs, justifiés ou non.
On pouvait également y trouver des hommes, des femmes, des enfants parfois même des bébés, de simples ouvriers ou des intellectuels. Le simple fait de porter des lunettes ou d'habiter en ville (stigmatisation répandue envers les intellectuels), amenaient ces personnes à être considérées comme des ennemis du peuple. Quelques prisonniers étrangers furent aussi enfermés, notamment des Américains, Canadiens et Australiens.

 

Tous les prisonniers étaient photographiés dès leur arrivée. Ces derniers étaient regroupés dans les anciennes classes du deuxième étage du lycée. Ils y étaient cantonnés à environ cinquante personnes. Les victimes dormaient à même le sol, les pieds attachés à une barre de fer. Une simple caisse de munition était à leur disposition pour faire leurs besoins.
Au premier étage, les Khmers Rouge avaient construit des petites cellules sommaires à l’aide de brique. A cet endroit, ils y étaient enfermés par petits groupes de trois et en permanence surveillés par leurs tortionnaires.

 

Les salles de tortures étaient situées dans un autre bâtiment. Durant les souffrances infligées, chaque prisonnier devait avouer sa faute par n’importe quel moyen (membre de la CIA ou du KGB, espion, capitaliste, démocratique ou impérialiste). Les gardes et les tortionnaires n'étaient simplement que de jeunes adolescents âgés de 14 à 15 ans et endoctrinés par les Khmers Rouges.
Quand les victimes ne succombaient pas à leurs tortures, elles étaient emmenées en camion à Choeung Ek, à 17 kilomètres de Phnom Penh. Etendu sur deux hectares, se situait un camp d’exécution. Les gardiens y amenaient les détenus en camion, en provenance des prisons puis les abattaient, dès leur arrivée.
Les bourreaux avaient ordre de ne pas utiliser de balles. C'est pourquoi ils massacraient les victimes à coup de pioches, de marteaux ou de machettes. Certains tortionnaires n’hésitaient d'ailleurs pas à embrocher les bébés à la baïonnette. Ces macabres rituels se faisaient autour de «  l’arbre magique » où les Khmers rouges avaient installé un haut-parleur qui diffusait des chansons afin de couvrir les cris des victimes. En effet, tout devait se passer à l'insu du reste de la population.
Plusieurs fosses communes ont, depuis été fouillées et les ossements découverts, placés dans un ossuaire (stupa).

 

La prison de Tuol Sleng a été libérée par les Vietnamiens en 1979. Sur les 20 000 prisonniers que comptait la prison, il ne restait que sept survivants à la libération.
C'est en 1979 que le charnier de Choueung Ek a été découvert par hasard par un paysan.
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