Le fort Gallieni


Cet ouvrage militaire français est situé dans l’extrême Nord-est de la Guinée à une trentaine de kilomètre de la frontière malienne. Sa construction lancée, débuta le 10 février 1885 (par Joseph Gallieni), en vue de contrer l’ascension fulgurante de Samory Touré.

Durant les années suivantes d’autres forts virent le jour notamment à Siguiri et à Kankan. Cet ouvrage militaire mettait en avant un double rôle : dans un premier temps, il devait servir de résidence au Gouverneur militaire français de la région mais devais également permettre de combattre les rebelles de Samory Touré, à l’époque où la France convoitait ouvertement les régions aurifères du Bouré et du Niger.
Le fort Gallieni est érigé sur une petite colline rocheuse, à environ 1500 mètres du village de Niagassola. L’enceinte comportait une unique entrée large de 2.83 mètres et encadrée de deux colonnes épaisses de 40 centimètres et hautes de 2.50 mètres chacune. Les bâtiments intérieurs étaient construits en brique contrairement au mur d’enceinte qui était en pierre sèche. Ce dernier était pourvu de créneaux destinés à l’utilisation des pièces d’artillerie lourde. Le fort, quant à lui, se constituait de plusieurs bâtiments dont une prison et un puits non maçonné afin de satisfaire les besoins en eau.
Au nord du fort, à quelques centaines de mètres en contrebas se situe le cimetière destiné aux Français. Appelé injustement « cimetière des marins », à cause des deux piliers du portail, chacun orné d’une ancre de marine, cette nécropole regroupe les corps de 13 marsouins.
A mi chemin entre le village de Niagassola et le fort Gallieni, se trouve le cimetière des tirailleurs, dans lequel reposent 7 soldats.
Ce n’est que quelques années plus tard que le fort Gallieni fut abandonné, après la capture de Samory Touré le 29 septembre 1898. Les vestiges de cet ouvrage ont été redécouverts en 2000 par une mission de l’Unesco. Il a été constaté que le fort était en triste état. En effet, les murs d’enceinte faits en pierre sèche ont pratiquement disparus. De plus, l’ensemble de la toiture et de la charpente n’existe plus, tout comme le cimetière des marsouins, qui est en jachère. Il ne subsiste que des coffrages cimentés surplombés d’une croix. Les plaques tombales ont, elles aussi, disparues, laissant tomber dans l’anonymat les soldats qui ont combattus pour la France. Quant aux tirailleurs, leurs sépultures sont matérialisées par des tumuli de pierres envahis par les arbustes.
Bon à savoir : Pour se rendre au Fort Gallieni : Atterrir à Conakry, direction Kouroussa (1 journée), ensuite direction Siguiri (2 heures), puis prendre la piste en direction de Niagassola (3 heures).
Niagassola : Fort de quelques dizaines d’habitants ne possède pas l’électricité et détient seulement quelques puits pour le ravitaillement. En 2013, le doyen du village âgé de 91 ans n’est autre que Elhadj Djontan Madi Keita, ancien tirailleur sénégalais, incorporé le 9 décembre 1942 (bureau de recrutement de Kindia, matricule 1619) qui a participé à la campagne de France, d’Allemagne et qui a notamment pris part à la libération de Besançon en 1944.

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